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La rue du Chevaleret

Rue du Chevaleret La rue du Chevaleret, lien par excellence.

Les architectes de ce périmètre sont Bruno Fortier et Jean-Thierry Bloch, le paysagiste est Jean-Claude Hardy.

La rue du Chevaleret borde l'opération au sud. Une attention particulière a été portée à son aménagement, notamment pour absorber le dénivelé du relief artificiel créé au-dessus des voies ferrées et pour effectuer au mieux "la couture" entre anciens et nouveaux quartiers.
La rue du Chevaleret, véritable charnière entre le 13e arrondissement existant et le nouveau quartier construit sur la couverture des voies ferrées, est l'élément clé de ce précieux travail de couture, objectif fort de Paris Rive Gauche.

Les équipements publics ouverts dans le quartier sont la gare de correspondance entre la ligne 14 du métro et le RER C à la station-gare "Bibliothèque François-Mitterrand", ainsi que le collège Thomas-Mann situé à l'angle de l'avenue de France et de la rue Thomas-Mann qui accueille un gymnase, .
Sont également prévus dans le quartier, une école maternelle de 9 classes, une école élémentaire de 14 classes, une crèche- halte garderie, deux jardins, la reconstruction du théâtre du Lierre, un parking public, l'Inalco.

La rue fait son chemin entre l'ancien et le nouveau quartier

Rue du Chevaleret Élargie, bordée d'immeubles et de jardins des deux côtés, plantée d'une rangée d'arbres sur tout son long, la rue du Chevaleret retrouve un sens et devient le trait d'union indispensable entre le treizième arrondissement traditionnel et ses nouveaux quartiers descendant jusqu'à la Seine.

Une fonction retrouvée

La rue du Chevaleret, longue de 2 kilomètres, est orientée sud-est - nord-ouest. Elle relie le boulevard Vincent-Auriol à la rue Regnault en longeant les voies ferrées qui partent de la gare d'Austerlitz. Elle fait se côtoyer des constructions des années 60-70 et des immeubles de la fin du XIXe siècle. Jusqu'à présent, la rue faisait douze à quatorze mètres de large; à terme, elle en fera 20. Ses trottoirs seront élargis, elle sera bordée d'une rangée d'arbres. Demain, elle fera le lien entre anciens et nouveaux quartiers comme un travail de couture dans le tissu de la ville. Le tissu de la ville, c'est autant l'imbrication des rues, des constructions et des espaces libres, que le croisement des personnes, des activités et des fonctions.

Rue du Chevaleret, ce tissu était décousu, tant pour des raisons géographiques dues au passage des voies du chemin de fer, que pour des raisons sociales, les grandes implantations industrielles des bords de Seine créant une rupture de population entre les différents quartiers. Ainsi, les architectes et urbanistes participant à la consultation menée par la Semapa pour le réaménagement de la rue du Chevaleret, étaient-ils tenus de proposer une "couture urbaine" qui rétablisse un rythme de passages et de rues à la dimension du piéton, accueillant de part et d'autre toutes les fonctions de la ville nécessaires à la vie quotidienne.

Il fallait aussi tenir compte de la présence dans la rue, au croisement avec la rue de Tolbiac, d'un équipement qui contribue de façon essentielle à relier et vivifier anciens et nouveaux quartiers : la station Bibliothèque François Mitterrand (métro et RER C).

Des fenêtres végétales

Il s'agit ici de passer naturellement d'une partie de ville déjà formée à une autre créée de toutes pièces. La mission qui a été confiée à une équipe constituée de l'urbaniste Bruno Fortier, de l'ingénieur Thierry Bloch et du paysagiste Jean-Claude Hardy, consiste donc à faire la jonction entre les deux quartiers, l'ancien et le nouveau, pour qu'ils ne forment plus qu'un. Escaliers, surplombs, franchissements, c'est tout un vocabulaire dont Paris a depuis longtemps le secret, et qui permet justement la transition entre des quartiers existants et des opérations nouvelles.

Le projet de Bruno Fortier permet de créer rue du Chevaleret un passage fluide et varié qui alterne des escaliers, des terrasses végétales et des squares pour amener doucement au coeur des îlots du nouveau quartier. Les passants de la rue du Chevaleret bénéficieront de larges ouvertures sur le nouveau quartier qui suppriment l'ancien enclavement dû au long mur de pierre de la SNCF.

Par la transition des jardins, Bruno Fortier a transformé le problème posé par la proximité des voies de chemin de fer en un enrichissement de la diversité du paysage urbain, pour le plaisir de tous. De son côté Antoine Grumbach a été chargé de travailler sur la liaison entre la rue du Chevaleret et la rue de Tolbiac, notamment le passage créé dans le pont en meulière et destiné aux piétons. À terme, comme toutes les rues parisiennes, la rue du Chevaleret aura un vis-à-vis, des trottoirs avec des immeubles et des commerces de chaque côté, et son identité se verra renforcée par la présence de ces fenêtres végétales qui lui donneront un dessin plus aéré.

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